{"id":7928,"date":"2024-08-10T13:29:34","date_gmt":"2024-08-10T11:29:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/?page_id=7928"},"modified":"2024-08-24T10:56:38","modified_gmt":"2024-08-24T08:56:38","slug":"geographie","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/?page_id=7928","title":{"rendered":"G\u00e9ographie"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>G\u00e9ographie et ethnologie&nbsp;: Cartographes et voyageurs&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"493\" height=\"666\" src=\"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Ampere_Andre.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7929\" style=\"width:209px;height:auto\" srcset=\"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Ampere_Andre.jpg 493w, http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Ampere_Andre-222x300.jpg 222w, http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Ampere_Andre-111x150.jpg 111w\" sizes=\"auto, (max-width: 493px) 100vw, 493px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>En 1834, le physicien Andr\u00e9-Marie Amp\u00e8re r\u00e9dige un \u00ab\u00a0Essai sur la philosophie des sciences\u00a0\u00bb o\u00f9 il sugg\u00e8re de f\u00e9d\u00e9rer l\u2019ethnographie et la g\u00e9ographie en les subordonnant \u00e0 une science d\u2019un ordre sup\u00e9rieur, l\u2019ethnologie.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>G\u00e9ographie et ethnographie<\/li>\n\n\n\n<li>Tourisme et voyageurs<\/li>\n\n\n\n<li>Rep\u00e8res bibliographiques<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p><strong>1. G\u00e9ographie et ethnographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La g\u00e9ographie et l\u2019ethnographie trouvent leurs origines communes dans l\u2019antiquit\u00e9, avec les descriptions bien connues de Strabon et de Pausanias. Ces descriptions s\u2019enrichissent au moyen-\u00e2ge avec, par exemple, les r\u00e9cits de voyages d\u2019Ibn Khaldoun pour le monde arabe ou ceux de Marco Polo et de Cort\u00e9s lors des grands voyages d\u2019exploration. A cette \u00e9poque, la cartographie vient par ailleurs remplacer la seule description des itin\u00e9raires terrestres ou maritimes par une vision plus globale du territoire. C\u2019est aussi l\u2019\u00e9poque o\u00f9 apparaissent les premi\u00e8res repr\u00e9sentations paysag\u00e8res. Ces avanc\u00e9es vont donner naissance \u00e0 de vastes descriptions de l\u2019Europe, comme le Theatrum Sabaudiae ou les Voyages Statistiques de l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne. Les relations entre ethnologie et g\u00e9ographie demeurent cependant \u00e9troites. La distinction entre ces disciplines atteste des avanc\u00e9es des sciences de l\u2019homme qui voient le jour au XXe si\u00e8cle avec la g\u00e9ographie humaine et la sociologie durkheimienne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. Tourisme et voyageurs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le genre litt\u00e9raire des r\u00e9cits de voyages connait lui aussi de grands d\u00e9veloppements au XXe si\u00e8cle avec l\u2019essor du tourisme. Le r\u00e9cit de voyage intimiste va rapidement donner lieu \u00e0 un nouveau genre, le Guide touristique. Les anc\u00eatres des guides touristiques \u00e9taient des ouvrages destin\u00e9s aux p\u00e8lerins voyageant vers Saint Jacques de Compostelle ou Rome. On trouve par exemple (en 1552) Le Guide des chemins de France de Charles Estienne ou au si\u00e8cle suivant Le Voyage en France (1643) et de nombreux autres ouvrages dont les caract\u00e9ristiques sont similaires, leur maniabilit\u00e9 et leur encyclop\u00e9disme. Les premiers guides touristiques voient le jour au tournant du XIXe si\u00e8cle. On recense pour la France pr\u00e8s de 2000 publications de cette nature entre 1800 et 1850. Ces guides pr\u00e9sentent bien des similitudes avec les d\u00e9veloppements contemporains du folklore et de l\u2019ethnographie. L\u2019irruption des touristes sur les terrains d\u2019\u00e9tudes de l\u2019ethnologie allait remettre en cause par la suite les fondements de la discipline, lesquels reposaient sur l\u2019\u00e9tude des communaut\u00e9s locales sous le seul angle de leurs dynamiques internes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. Rep\u00e8res bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En mati\u00e8re de guides touristiques, on peut citer (entre autres) le guide Reichard (1784), le Guide Richard (1820), Le Nouvel Itin\u00e9raire portatif de France (1826), le guide Rheinreise (1828), les guides Murray (1836), le Guide Joanne (1841) futur Guide bleu, le guide pittoresque, portatif et complet du voyageur en France de Girault de Saint Fargeau (1842), le Guide Baedeker (1843), etc. Avec leurs notices artistiques et leurs renseignements pratiques, ils se pr\u00e9sentent sous la forme d\u2019une synth\u00e8se entre le r\u00e9cit de voyage intimiste, g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9dig\u00e9 sous forme de courrier, l&rsquo;indicateur des routes destin\u00e9 aux commer\u00e7ants et les pr\u00e9occupations nouvelles de la vill\u00e9giature touristique naissante. Ils comportent g\u00e9n\u00e9ralement des rubriques g\u00e9ographiques (g\u00e9ologie, hydrologie, faune, flore et climat), \u00e9conomiques (cultures, \u00e9levage, commerces et industries), historiques et arch\u00e9ologiques ou encore ethnographiques et patrimoniales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>DESPLAND Michel 1997. Des sciences aux Sciences religieuses. Le programme d&rsquo;Andr\u00e9-Marie Amp\u00e8re (1834-1843).<\/strong> In: Revue d&rsquo;histoire et de philosophie religieuses, 77e ann\u00e9e n\u00b01, Janvier-mars 1997. pp. 67-79. <strong>Extraits<\/strong>. Le physicien Andr\u00e9-Marie Amp\u00e8re \u00e9crivit un Essai sur la philosophie des sciences (2 vols, 1834 et 1843), qui, en plus d&rsquo;offrir un syst\u00e8me de classification des sciences, donne un projet de \u00absciences religieuses\u00bb qui suivraient les m\u00e9thodes des sciences \u00abnoologiques\u00bb,&nbsp; c&rsquo;est-\u00e0-dire&nbsp; des&nbsp; sciences&nbsp; de&nbsp; l&rsquo;homme.&nbsp; Ce&nbsp; projet&nbsp; est&nbsp; examin\u00e9&nbsp; et&nbsp; situ\u00e9&nbsp; dans&nbsp; le&nbsp; contexte&nbsp; des&nbsp; r\u00e9flexions qu&rsquo;avan\u00e7aient&nbsp; alors&nbsp; les&nbsp; th\u00e9ologiens&nbsp; sur&nbsp; les&nbsp; sciences&nbsp; en&nbsp; g\u00e9n\u00e9ral. <strong><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/rhpr_0035-2403_1997_num_77_1_5433\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lien<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>BLANCKAERT Claude 2004. G\u00e9ographie et anthropologie<\/strong>. <strong>Une rencontre n\u00e9cessaire (XVIIIe-XIXe si\u00e8cle).<\/strong> Ethnologie fran\u00e7aise 2004\/4 (Vol. 34), pages 661 \u00e0 669. <strong>Extraits.<\/strong> La g\u00e9ographie et l\u2019anthropologie ont longtemps sembl\u00e9 des sciences \u00abjumelles\u00bb et, dans la pratique, interchangeables. Une longue tradition de travaux communs rapprochait les deux sp\u00e9cialit\u00e9s. Leurs points communs, en apparence, sont born\u00e9s par l\u2019objet. L\u2019une \u00e9tudie l\u2019habitat, l\u2019autre l\u2019habitant. (Cf la formule c\u00e9l\u00e8bre de Vidal de La Blache, selon quoi \u00abla g\u00e9ographie est la science des lieux et non celle des hommes\u00bb). La g\u00e9ographie \u00e9tait minimis\u00e9e comme un simple instrument du diplomate, du chef militaire ou de l\u2019\u00e9rudit. Elle est dor\u00e9navant appel\u00e9e \u00e0 donner les raisons n\u00e9cessaires, topographiques, climatiques, du genre de vie, des voies de communication et de l\u2019\u00e9conomie des peuples. Dans l\u2019h\u00e9ritage des Lumi\u00e8res, les voyageurs ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un savant arpentage des mondes lointains ou proches. Ce serait ici le cas de r\u00e9clamer, pour le si\u00e8cle du positivisme, ce qui fut dit du moment des Lumi\u00e8res, qu\u2019il a \u00abencore une conception totale de l\u2019homme\u00bb et que, en cons\u00e9quence, \u00abon continue \u00e0 englober sous le terme impr\u00e9cis de \u201cphilosophie\u201d ce qui forme aujourd\u2019hui la mati\u00e8re de huit \u00e0 dix \u201csciences humaines\u201d : ethnologie, sociologie, \u00e9conomie, g\u00e9ographie\u2026\u00bb. <strong><a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-ethnologie-francaise-2004-4-page-661.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lien<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SION Jules 1937. G\u00e9ographie et ethnologie.<\/strong> Annales de g\u00e9ographie&nbsp; Ann\u00e9e 1937&nbsp; 263&nbsp; pp. 449-464. <strong>Extraits<\/strong>. Une douzaine de sp\u00e9cialistes ont travaill\u00e9 sous la direction du Pr Paul Rivet, assist\u00e9 de Mr P. Lester. Ce beau volume s&rsquo;ouvre par 10 pages de Mr Lucien Febvre, qui d\u00e9gage l&rsquo;esprit g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;\u0153uvre et dit pourquoi il a r\u00e9uni ethnologues, sociologues, statisticiens, en une collaboration insolite, mais f\u00e9conde. L&rsquo;ethnologie est en effet une science de solidarit\u00e9s, \u00e9videntes entre la langue et la civilisation, plus voil\u00e9es, mais ind\u00e9niables, entre ces faits et les races humaines. L&rsquo;anthropologie stricto sensu, qui \u00e9tudie les traits somatiques des hommes fossiles et actuels, l&rsquo;ethnographie et la linguistique doivent s&rsquo;aider constamment; elles feront appel \u00e0 bien des sciences connexes, g\u00e9ographie, histoire, botanique, pathologie compar\u00e9e, etc. Cette introduction multiplie les renseignements sur les moyens actuels de l&rsquo;ethnologie : centres d&rsquo;\u00e9tudes, missions r\u00e9centes, publications, \u00abMus\u00e9e de l&rsquo;homme\u00bb qui va r\u00e9unir, sur l&#8217;emplacement de l&rsquo;ancien Trocad\u00e9ro, collections d&rsquo;ethnographie et d&rsquo;anthropologie. La comparaison, souvent, se fait d&rsquo;elle-m\u00eame avec la g\u00e9ographie, qui est aussi une \u00abscience des ensembles\u00bb. II n&rsquo;est pas indiff\u00e9rent aux g\u00e9ographes de savoir s&rsquo;il y a des groupes humains h\u00e9r\u00e9ditairement mieux dou\u00e9s pour ma\u00eetriser la nature ni, en ce cas, s&rsquo;ils doivent leur sup\u00e9riorit\u00e9 \u00e0 la puret\u00e9 de leur sang. Les affirmations du racisme et les cons\u00e9quences qu&rsquo;il en tire pr\u00e9sentent un tel danger, voire pour la science, que l&rsquo;on comprend pleinement l&rsquo;acharnement des ethnologues fran\u00e7ais \u00e0 le combattre, m\u00eame si l&rsquo;on pense que c&rsquo;est faire trop d&rsquo;honneur \u00e0 des th\u00e8ses d&rsquo;une insigne d\u00e9bilit\u00e9. La notion de \u00ab race sup\u00e9rieure \u00bb est parmi celles dont on a fait l&rsquo;abus le plus funeste \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9. Neuville se donne la peine de nous dire que les civilisations de l&rsquo;Extr\u00eame-Orient soutiennent la comparaison avec les n\u00f4tres et, plus utilement, qu&rsquo; \u00abune sup\u00e9riorit\u00e9 dans un sens est presque fatalement une inf\u00e9riorit\u00e9 dans un autre\u00bb. Nos citadins n&rsquo;ont pas l&rsquo;acuit\u00e9 sensorielle du N\u00e8gre ni son remarquable sens du rythme. Aucun raciste ne nous convaincra que, si les Nordiques ont d&rsquo;admirables qualit\u00e9s, celles des M\u00e9diterran\u00e9ens ne furent pas aussi pr\u00e9cieuses. .Un g\u00e9ographe est peu port\u00e9 \u00e0 croire que tout m\u00e9tissage entra\u00eene des produits inf\u00e9rieurs aux deux \u00e9l\u00e9ments rapproch\u00e9s, et st\u00e9riles au bout de quelques g\u00e9n\u00e9rations. Le racisme oublie que l&rsquo;exploration et la mise en valeur d&rsquo;immenses espaces n&rsquo;auraient pas \u00e9t\u00e9 possibles sans des peuples de m\u00e9tis: d&rsquo;Indiens et de Fran\u00e7ais au Canada subarctique, d&rsquo;Indiens et de Portugais au Br\u00e9sil et, dans tout le Nord de l&rsquo;Asie, de Finnois, Tatars, Mongols crois\u00e9s de Slaves. Les Russes sont fortement m\u00eal\u00e9s, et pourtant c&rsquo;est un peuple vigoureux en pleine expansion, le seul dont on puisse attendre quelque fusion entre races blanche et jaune. <strong><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/geo_0003-4010_1937_num_46_263_12002\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lien<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>POIRIER Jean 1948. La Revue de G\u00e9ographie humaine et d&rsquo;Ethnologie [compte-rendu].<\/strong> Journal de la Soci\u00e9t\u00e9 des Oc\u00e9anistes&nbsp; Ann\u00e9e 1948&nbsp; 4&nbsp; pp. 183-18.&nbsp; <strong>Extraits<\/strong>. Pour la premi\u00e8re fois en France, une revue para\u00eet sous le double signe de la recherche g\u00e9ographique et ethnologique. M. Deffontaines assure la direction de la partie g\u00e9ographique, M. Leroi-Gourhan celle de la partie ethnologique. Un probl\u00e8me se pose imm\u00e9diatement : celui de d\u00e9terminer exactement l&rsquo;articulation de ces deux disciplines. Leurs domaines se recouvrent partiellement, mais leurs objets diff\u00e8rent essentiellement. L&rsquo;homme est un objet d&rsquo;\u00e9tudes g\u00e9ographiques \u00e0 double titre: parce qu&rsquo;en lui-m\u00eame il est un des \u00e9l\u00e9ments essentiels de la surface terrestre (comme les v\u00e9g\u00e9taux par exemple) et parce que d&rsquo;autre part, il exerce une influence consid\u00e9rable sur cette surface, comme les autres agents (le vent, les eaux courantes, par exemple). C&rsquo;est pour ces raisons qu&rsquo;il existe une g\u00e9ographie humaine. La G\u00e9ographie humaine centre donc sa recherche, malgr\u00e9 son nom, sur la Nature; elle est g\u00e9ographique avant d&rsquo;\u00eatre humaine. Les parts respectives de la G\u00e9ographie humaine et de l&rsquo;Ethnologie peuvent donc se distinguer assez nettement: \u00e0 la premi\u00e8re, l&rsquo;\u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;action de l&rsquo;homme sur la surface terrestre, \u00e0 la seconde l&rsquo;\u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e des mouvements de population, des races, des langues et des religions. Enfin, seule question qui pourrait \u00eatre controvers\u00e9e, c&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;ethnologie qu&rsquo;il faut laisser l&rsquo;\u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;influence de la nature sur l&rsquo;homme. La g\u00e9ographie enregistrera et d\u00e9crira les divers genres de vie. L&rsquo;ethnologie les expliquera scientifiquement et d&rsquo;ailleurs ne bornera pas aux seuls genres de vie sa recherche de l&rsquo;influence de la nature sur le complexe humain (biologique, ethnographique et social). L&rsquo;Anthropologie \u00e9tudiera les cons\u00e9quences du climat et de l&rsquo;acclimatation sur l&rsquo;organisme, la Raciologie dira quelle est la part du milieu physique (fertilit\u00e9, etc.) dans la r\u00e9partition des hommes, l&rsquo;Ethnographie cherchera l&rsquo;influence de la nature dans les manifestations mat\u00e9rielles et ses liaisons spirituelles: l&rsquo;insolation aura telle influence sur l&rsquo;exposition des maisons et telle l\u00e9gende, telle croyance en sera la cons\u00e9quence imm\u00e9diate (mauvais esprits venus du Nord&#8230;). Les eaux rares ou abondantes feront l&rsquo;habitat dispers\u00e9 ou group\u00e9, le mat\u00e9riau influencera l&rsquo;habitation. Il est n\u00e9cessaire que l&rsquo;Ethnographie sache exactement quelle part revient au milieu, afin de faire la part qui revient \u00e0 la race ou \u00e0 l&rsquo;homme. <strong><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/jso_0300-953x_1948_num_4_4_1618_t1_0183_0000_1#:~:text=Les%20parts%20respectives%20de%20la,des%20langues%20et%20des%20religions.\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lien<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>APCHAIN Thomas, 2021. L\u2019anthropologue, l\u2019ethnographe et le touriste. Probl\u00e9matiques et enjeux de l\u2019anthropologie du tourisme.<\/strong> \u00c0 propos de Naomi M. Leite et al. (dir.), The Ethnography of Tourism: Edward Bruner and Beyond, 2019. <strong>Extraits<\/strong>&nbsp;: Bruner appartient autant \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019analyse du tourisme qu\u2019\u00e0 celle de l\u2019anthropologie am\u00e9ricaine en g\u00e9n\u00e9ral. Ceci constitue une exception. En tant qu\u2019objet d\u2019\u00e9tude pour l\u2019anthropologie, le tourisme demeure un domaine qui, s\u2019il n\u2019est plus tout \u00e0 fait consid\u00e9r\u00e9 comme impropre, doit constamment d\u00e9montrer sa l\u00e9gitimit\u00e9. C\u2019est pourquoi la figure de Bruner est aussi importante, parce qu\u2019il a fait du tourisme l\u2019objet de ses recherches apr\u00e8s avoir men\u00e9 une carri\u00e8re \u00abtraditionnelle\u00bb et s\u2019\u00eatre impos\u00e9 comme une autorit\u00e9 dans l\u2019anthropologie \u00e9tasunienne, parce qu\u2019il a inscrit son anthropologie du tourisme dans la continuit\u00e9 des th\u00e8mes anthropologiques qu\u2019il avait d\u00e9velopp\u00e9s auparavant, et parce qu\u2019il a fait des situations touristiques le terrain de pr\u00e9dilection pour une anthropologie r\u00e9flexive et constructiviste. Edward Bruner se forme \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Chicago, l\u2019une des plus prestigieuses pour l\u2019anthropologie, marqu\u00e9e notamment par le passage d\u2019A. Radcliffe-Brown, l\u2019un des fondateurs de l\u2019anthropologie britannique, qui y enseigne dans les ann\u00e9es&nbsp;1930. C\u2019est \u00e0 Chicago qu\u2019advient un tournant majeur pour l\u2019anthropologie am\u00e9ricaine&nbsp;: sous l\u2019influence de Robert Redfield, les anthropologues prennent acte de l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des traditions \u00ab&nbsp;pures&nbsp;\u00bb puisque les membres des soci\u00e9t\u00e9s qu\u2019ils \u00e9tudient (principalement des Am\u00e9rindiens), m\u00eame pour les plus \u00e2g\u00e9s, n\u2019ont plus de souvenirs d\u2019un temps pr\u00e9c\u00e9dant le contact avec les Occidentaux. Alors que s\u2019\u00e9croule le mythe de l\u2019isolat culturel, l\u2019universit\u00e9 de Chicago va adopter le paradigme de l\u2019acculturation qui s\u2019applique \u00e0 observer les changements (mutuels ou unilat\u00e9raux) entra\u00een\u00e9s par le contact interculturel. C\u2019est ce focus sur l\u2019acculturation, \u00e9rig\u00e9 en programme de recherche, qui va structurer les enseignements re\u00e7us par Edward Bruner \u00e0 Chicago. <strong><a href=\"https:\/\/www.lecturesanthropologiques.fr\/832\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lien<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>LEITE Naomi, GRABURN Nelson 2010. L\u2019anthropologie pour \u00e9tudier le tourisme.<\/strong> Mondes du Tourisme [En ligne], 1 | 2010, mis en ligne le 30 septembre 2015. <strong>Extraits<\/strong>\u00a0: Les anthropologues abordent le tourisme en relation avec un vaste champ de centres d\u2019int\u00e9r\u00eat anthropologiques, parmi lesquels l\u2019ethnicit\u00e9, l\u2019identit\u00e9, les politiques locales et globales, le d\u00e9veloppement, les in\u00e9galit\u00e9s sociales, les questions de genre, de culture mat\u00e9rielle et de globalisation, les diasporas, les exp\u00e9riences v\u00e9cues, les discours et les repr\u00e9sentations, la marchandisation et la r\u00e9ification des cultures. Les recherches anthropologiques sur le tourisme ne sont pas unies par une perspective th\u00e9orique unique, bien que l\u2019on puisse noter, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, une orientation plus interpr\u00e9tativiste que politico-\u00e9conomique. (\u2026). <strong><a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/tourisme\/316#:~:text=2Les%20anthropologues%20abordent%20le,de%20globalisation%2C%20les%20diasporas%2C%20les\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lien<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>G\u00e9ographie et ethnologie&nbsp;: Cartographes et voyageurs&nbsp; En 1834, le physicien Andr\u00e9-Marie Amp\u00e8re r\u00e9dige un \u00ab\u00a0Essai sur la philosophie des sciences\u00a0\u00bb o\u00f9 il sugg\u00e8re de f\u00e9d\u00e9rer&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/?page_id=7928\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">G\u00e9ographie<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":2948,"menu_order":10,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-7928","page","type-page","status-publish","hentry","entry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/7928","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7928"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/7928\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7969,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/7928\/revisions\/7969"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2948"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7928"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}