{"id":5929,"date":"2013-06-22T13:11:06","date_gmt":"2013-06-22T11:11:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/?page_id=5929"},"modified":"2025-12-16T23:11:44","modified_gmt":"2025-12-16T21:11:44","slug":"etnobotanica","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/?page_id=5929","title":{"rendered":"Folklore"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Du folklore aux traditions populaires : Arnold Van Gennep (1873-1957)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"255\" height=\"273\" src=\"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Arnold_Van_Gennep.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7556\" srcset=\"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Arnold_Van_Gennep.jpg 255w, http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Arnold_Van_Gennep-140x150.jpg 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 255px) 100vw, 255px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Folklore et ethnographie<\/li>\n\n\n\n<li>Les rites de passage<\/li>\n\n\n\n<li>Rep\u00e8res bibliographiques<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Folklore et ethnographie<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>On fait g\u00e9n\u00e9ralement remonter l\u2019origine des \u00e9tudes folkloriques au 18\u00b0 si\u00e8cle, avec les pr\u00e9romantiques anglais et allemand et le mouvement d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui voit alors le jour pour la po\u00e9sie populaire, les chants, les l\u00e9gendes ou les fables. C\u2019est au 19\u00b0 si\u00e8cle que paraissent les grands recueils europ\u00e9ens de contes populaires. En mati\u00e8re de dialectologie, de mythologie et de folklore les philologues vont demeurer, jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1870, la seule autorit\u00e9 l\u00e9gitime en France. Le mouvement folkloriste ne se limite pas toutefois \u00e0 la seule dimension litt\u00e9raire. Il s\u2019attache aussi aux aspects mat\u00e9riels des traditions populaires. La suite de cet article donne un acc\u00e8s tr\u00e8s document\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019ethnologie fran\u00e7aise, ainsi qu\u2019aux travaux des encyclop\u00e9distes et des grandes \u00e9tudes statistiques issues de la R\u00e9volution fran\u00e7aise. <strong>Lien<\/strong>: <a href=\"https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/divers\/art_populaire\/81490\">https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/divers\/art_populaire\/81490<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>De la litt\u00e9rature \u00e0 la culture mat\u00e9rielle.<\/strong> L\u2019essor des \u00e9tudes folkloriques s\u2019inscrit dans le cadre de la construction des identit\u00e9s nationales et de leur articulation avec les identit\u00e9s r\u00e9gionales. La question linguistique occupe une place importante dans ce mouvement, mais elle n\u2019est pas la seule. Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 19\u00e8me si\u00e8cle, des voyageurs \u00e9rudits rassemblent en effet des collections d\u2019objets dans une optique diff\u00e9rente de celle des cabinets de curiosit\u00e9s. Il s\u2019agit d\u2019approches qui annoncent la naissance de l\u2019ethnologie. On peut citer parmi eux Henri Cernuschi (1821-1896), dont les collections asiatiques sont abrit\u00e9es dans le mus\u00e9e parisien qui porte son nom et Emile Guimet (1836-1918) dont les collections asiatiques ont donn\u00e9 naissance au mus\u00e9e national des arts asiatiques. Une grande partie de ces collections sera aussi donn\u00e9e \u00e0 des mus\u00e9es de province o\u00f9 elles sont toujours conserv\u00e9es pour une partie d\u2019entre elles. Plusieurs villes fran\u00e7aises poss\u00e9daient ainsi au 19\u00b0 si\u00e8cle des mus\u00e9es \u00e0 connotation ethnographique. Ils rassemblaient non seulement des collections issues de l\u2019expansion coloniale, mais aussi de l\u2019arch\u00e9ologie naissante et de l\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 aux soci\u00e9t\u00e9s rurales, sous l\u2019impulsion des folkloristes avec l\u2019organisation de collectes de plus en plus syst\u00e9matiques. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Acad\u00e9mie celtique et la Soci\u00e9t\u00e9 des Antiquaires de France (1805-1814).<\/strong> Fond\u00e9e en 1805, dissoute en 1812, l&rsquo;Acad\u00e9mie celtique se donne pour but de recueillir la tradition mat\u00e9rielle, \u00e9crite ou orale qui atteste du pass\u00e9 celte, avec un questionnaire destin\u00e9 aux \u00abpersonnes \u00e9clair\u00e9es de chaque d\u00e9partement\u00bb. Les trois hommes qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 sa cr\u00e9ation sont Eloi Johanneau (1770-1851), botaniste et philologue ; Jacques Cambry (1749-1807), pr\u00e9fet de l\u2019Oise, auteur, entre autres, du Voyage dans le Finist\u00e8re, ou Etat de ce d\u00e9partement en 1794 et 1795 ; et Michel-Ange-Bernard Mangourit (1752-1829), diplomate et fondateur du journal r\u00e9volutionnaire le H\u00e9raut de la nation. En 1814, d\u2019anciens membres de l\u2019Acad\u00e9mie disparue se regroupent pour fonder la Soci\u00e9t\u00e9 des Antiquaires de France (d\u2019abord soci\u00e9t\u00e9 royale, puis imp\u00e9riale et nationale), qui se pr\u00e9occupera davantage d\u2019arch\u00e9ologie que d\u2019ethnographie. Elle publiera \u00e0 son tour des M\u00e9moires annuels \u00e0 partir de 1817. <strong>Lien <\/strong>: <a href=\"http:\/\/www.garae.fr\/spip.php?article227\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">http:\/\/www.garae.fr\/spip.php?article227<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. Les rites de passage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Arnold Van Gennep se forme \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des langues orientales et \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole pratique des hautes \u00e9tudes. En 1914, il participe \u00e0 l\u2019organisation du Congr\u00e8s d&rsquo;ethnographie et d&rsquo;ethnologie de Neuch\u00e2tel. Il occupe jusqu&rsquo;en 1915 la chaire d&rsquo;ethnologie et d&rsquo;histoire des civilisations de cette Universit\u00e9 et le poste de directeur adjoint du mus\u00e9e d&rsquo;ethnographie. Il s\u2019efforcera ensuite de r\u00e9unir des informations aupr\u00e8s de nombreux correspondants notamment en Savoie, o\u00f9 il s\u00e9journe r\u00e9guli\u00e8rement depuis son enfance. Son apport majeur sera de rassembler et classer la documentation accumul\u00e9e par les soci\u00e9t\u00e9s savantes et les folkloristes mais surtout d\u2019\u00e9laborer une r\u00e9flexion sur leur analyse dont notamment les notions de variations et de rites de passage. Pour Van Gennep le comparatisme d\u00e9finit l&rsquo;ethnographie, comme le montre son ouvrage sur les Rites de passage. \u00abDu berceau \u00e0 la tombe\u00bb, les deux premiers volumes de son Manuel du folklore fran\u00e7ais contemporain, parus en 1943 et 1946, recensent les rites li\u00e9s \u00e0 la naissance, au mariage et \u00e0 la mort. Van Gennep a aussi contest\u00e9 la th\u00e9orie historicisante des survivances qui dominait au 19\u00e8me si\u00e8cle, en affirmant le caract\u00e8re vivant, actuel et contemporain du folklore, alors que les chercheurs dominants dans ce domaine, S\u00e9billot et Saintyves et par la suite Varagnac, faisaient de l&rsquo;\u00e9tude des survivances le principe m\u00eame du folklore. Pour Van Gennep, le folklore doit par ailleurs s\u2019attacher aux seules populations rurales, contrairement aux th\u00e8ses de la permanence de faits folkloriques dans les populations urbaines.<\/p>\n\n\n\n<p>3. <strong>Rep\u00e8res bibliographiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Brueyre Lois 1875. Contes populaires de la Grande-Bretagne. <\/strong>Paris, Hachette.  <strong>Extrait<\/strong>. L\u2019introduction de cet ouvrage rend compte d\u2019une importante bibliographie relative aux premi\u00e8res collectes men\u00e9es dans le domaine nordique en mati\u00e8re de folklore au cours du 19\u00e8me si\u00e8cle. En Allemagne, de nombreux publicistes, en t\u00eate desquels se placent les fr\u00e8res Grimm, ont recueilli toutes les l\u00e9gendes de la race gotho-germanique. En Su\u00e8de, Cavallius et Stephens; en Norv\u00e9ge, Abj\u00f4rsen et M\u00f4e; en Danemark, Carit Etlar, ont rassembl\u00e9 les traditions du Nord; Dosent et Thorpe les ont traduites en anglais. Dans les pays slaves, quarante recueils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unis et Gliodzko en a extrait les r\u00e9cits qui composent son livre. En Russie, Afanasieff, KhudiakofF, Erlevein, etc., ont rassembl\u00e9 les contes et l\u00e9gendes populaires; Rliuibnikoff, Hilferding, Maikoff, ont recueilli les Biul\u00f9ias, c&rsquo;est-\u00e0-dire les cantil\u00e8nes h\u00e9ro\u00efques de la Russie. La suite de l\u2019ouvrage rassemble les principales sources relatives aux \u00eeles britanniquesL\u2019introduction de cet ouvrage rend compte d\u2019une importante bibliographie relative aux premi\u00e8res collectes men\u00e9es dans le domaine nordique en mati\u00e8re de folklore au cours du 19\u00e8me si\u00e8cle. <strong>Lien <\/strong>: <a href=\"https:\/\/digital.nls.uk\/dcn6\/7868\/78682883.6.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/digital.nls.uk\/dcn6\/7868\/78682883.6.pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gauthier Claudine 2008. Philologie et folklore: de la d\u00e9finition d\u2019une fronti\u00e8re disciplinaire (1870-1920). <\/strong>LAHIC\/Mission Ethnologie (Minist\u00e8re de la Culture). Mission Ethnologie (Minist\u00e8re de la Culture), 68 p., 2008, Les carnets du Lahic n\u00b02. <strong>Extrait<\/strong>. La premi\u00e8re d\u00e9finition formelle du folklore, nous la devons certainement au secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l\u2019Acad\u00e9mie celtique, \u00c9loi Jouhanneau qui, en 1804, lors de la premi\u00e8re s\u00e9ance de l\u2019Acad\u00e9mie lance : \u00abC\u2019est \u00e0 la tradition seule qu\u2019on doit les livres regard\u00e9s comme les plus anciens monumens de la religion primitive. Apprenons donc \u00e0 consulter le peuple, dont toute la science n\u2019est que traditionnelle, dont les expressions m\u00eames ne sont que des formules consacr\u00e9es, puisqu\u2019il est d\u00e9montr\u00e9 par le fait et la raison qu\u2019elle est et doit \u00eatre le d\u00e9positaire fid\u00e8le des traditions antiques et de toutes les connaissances des temps pass\u00e9s (\u2026) Ce que nous consid\u00e9rons aujourd\u2019hui comme des contes populaires, comme des monumens grossiers, sont des vestiges pr\u00e9cieux de la sagesse de leurs anciens l\u00e9gislateurs, de ces temps si recul\u00e9s que l\u2019histoire de ces peuples que nous sommes, d\u00e8s notre enfance, accoutum\u00e9s \u00e0 admirer et \u00e0 imiter, pr\u00e9f\u00e9rablement \u00e0 ceux dont nous descendons, ne peut pas plus atteindre que celle de ces derniers.\u00bb <strong>Lien<\/strong>: <a href=\"https:\/\/shs.hal.science\/halshs-00505586\/document\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/shs.hal.science\/halshs-00505586\/document<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Arnold van Gennep [1873-1957] textes in\u00e9dits sur le folklore fran\u00e7ais contemporain pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s par Nicole Belmont.<\/strong> Paris : G.P. Maisonneuve et Larose, 1975, 142 pp. Collection : Archives d\u2019ethnologie fran\u00e7aise, no 4. <strong>Extrait<\/strong>. La p\u00e9riode des premiers travaux de folklore, celle de l&rsquo;Acad\u00e9mie celtique et de la Soci\u00e9t\u00e9 des Antiquaires de France, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e de mani\u00e8re approfondie par Van Gennep. Au travers des m\u00e9moires publi\u00e9s par les deux soci\u00e9t\u00e9s de 1805 jusque vers 1830-35 (date \u00e0 laquelle le folklore en dispara\u00eet presque compl\u00e8tement au profit de l&rsquo;histoire et de l&rsquo;arch\u00e9ologie), Van Gennep s&rsquo;interroge sur les raisons du d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour le folklore entre 1830 et 1880 environ. Il introduit ensuite le concept de variation, qu&rsquo;il \u00e9labore \u00e0 partir de son exp\u00e9rience de terrain et d&rsquo;une comparaison avec le langage. Les variations sont la r\u00e8gle dans les faits de folklore tout autant que dans les faits de langage (diversit\u00e9 des langues, des dialectes, des prononciations dans un m\u00eame dialecte, etc.). D&rsquo;autre part la variabilit\u00e9 joue sur deux axes, l&rsquo;un temporel, l&rsquo;autre spatial. Le premier rel\u00e8ve de la m\u00e9thode historique dont Van Gennep reconna\u00eet la rigueur et la prudence actuelles. Mais c&rsquo;est l&rsquo;axe spatial qui l&rsquo;int\u00e9resse le plus et, \u00e0 ses yeux, l&rsquo;essentiel de la recherche folklorique consiste \u00e0 relever les variations locales d&rsquo;un m\u00eame fait. La d\u00e9marche suivante permettra de retrouver la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, de d\u00e9couvrir les types \u00e0 travers les variations. <strong>Lien <\/strong>: <a href=\"https:\/\/www.berose.fr\/IMG\/pdf\/textes_inedits_sur_le_folklore_francais_contemporain.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.berose.fr\/IMG\/pdf\/textes_inedits_sur_le_folklore_francais_contemporain.pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Voisenat Claudie 2010. \u00ab Paul S\u00e9billot et l\u2019invention du folklore mat\u00e9rialiste \u00bb, <\/strong>in B\u00e9rose \u2013 Encyclop\u00e9die internationale des histoires de l&rsquo;anthropologie, Paris. <strong>Extrait<\/strong>. Au-del\u00e0 de l\u2019apparent \u00e9clectisme de la vie de Paul S\u00e9billot, \u00abpolygraphe, po\u00e8te, peintre, administrateur\u00bb, son \u0153uvre se r\u00e9v\u00e8le d\u2019une tr\u00e8s grande coh\u00e9rence et d\u2019une surprenante stabilit\u00e9, malgr\u00e9 une bibliographie foisonnante et la diversit\u00e9 des mat\u00e9riaux qui la composent. Toute sa vie, S\u00e9billot restera fid\u00e8le \u00e0 un syst\u00e8me mis en place au cours des premi\u00e8res ann\u00e9es de son engagement dans ce qu\u2019il d\u00e9finit moins comme une discipline que comme un ensemble d\u2019objets dont il s\u2019agit d\u2019inventorier, de classer et de d\u00e9crire les diff\u00e9rentes manifestations. Contes, l\u00e9gendes, chansons, proverbes, devinettes, superstitions, coutumes finissent par former un gigantesque corpus dont il entend montrer l\u2019\u00e9tendue dans son Folklore de France, quatre tomes publi\u00e9s entre 1904 et 1907, qui viennent tout \u00e0 la fois couronner son statut de \u00abprince des folkloristes\u00bb et marquer son isolement dans un milieu scientifique en pleine mutation o\u00f9 la science sociale durkheimienne occupe une place devenue pr\u00e9pond\u00e9rante. <strong>Lien <\/strong>: <a href=\"https:\/\/www.berose.fr\/article511.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.berose.fr\/article511.html<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gossiaux Jean-Fran\u00e7ois 2006. Du folklore \u00e0 l\u2019ethnologie fran\u00e7aise. <\/strong>in Michel Izard et Fabio Viti (a cura di), Antropologia delle tradizioni intellettuali: Francia e Italia, Roma, CISU (Quaderni di etnosistemi). <strong>Extrait<\/strong>. Deux grands noms dominent l&rsquo;histoire du folklore fran\u00e7ais dans les derni\u00e8res d\u00e9cennies du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle et les premi\u00e8res ann\u00e9es du vingti\u00e8me, S\u00e9billot et Saintyves. S\u00e9billot (1843-1918) occupe une place centrale \u00e0 la fois par son \u0153uvre personnelle et par son r\u00f4le d&rsquo;animateur d&rsquo;une vie scientifique alors fort conviviale, puisque ses grands moments sont les \u00ab\u00a0D\u00eeners de Ma M\u00e8re L&rsquo;Oye\u00a0\u00bb, devenus ensuite les \u00ab\u00a0D\u00eeners du Folklore\u00a0\u00bb. Il est aussi \u00e0 l&rsquo;initiative de deux revues, la Revue des Traditions Populaires, cr\u00e9\u00e9e en 1886, et Le Folklore de France, en 1904. C&rsquo;est lui qui impose le terme de folk-lore, le \u00ab\u00a0savoir du peuple\u00a0\u00bb, introduit en 1846 par William Thoms. Le mot est l&rsquo;homologue de l&rsquo;allemand Volkskunde. Saintyves (1870-1935), de son vrai nom Emile Nourry, est libraire-\u00e9diteur de profession et jouit \u00e0 ce titre d&rsquo;une influence consid\u00e9rable. Les deux noms, et les deux \u0153uvres, sont indissociables, Saintyves \u00e9tant le disciple et l&rsquo;ex\u00e9g\u00e8te de son a\u00een\u00e9. Dans son Manuel de folklore, paru post mortem en 1936, il d\u00e9finit le folklore comme la litt\u00e9rature orale plus l'\u00a0\u00bbethnographie traditionnelle\u00a0\u00bb, celle-ci se subdivisant en \u00ab\u00a0coutumes et usages\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0croyances et superstitions\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0livres de colportage\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0imagerie populaire\u00a0\u00bb. La vision et la vis\u00e9e sont explicitement pass\u00e9istes. Se r\u00e9f\u00e9rant au premier rapport de la Folk-lore Society, S\u00e9billot assigne pour objet \u00e0 sa discipline l&rsquo;histoire non \u00e9crite des temps primitifs. La notion de base en est la survivance, qui pr\u00e9cis\u00e9ment permet de retrouver ces \u00ab\u00a0temps primitifs\u00a0\u00bb. Lesquels peuvent \u00e9galement \u00eatre approch\u00e9s par l&rsquo;observation des populations \u00e9loign\u00e9es (\u00ab\u00a0primitives\u00a0\u00bb). De l\u00e0 r\u00e9sulte le go\u00fbt pour les vastes panoramas \u00e0 la Frazer, o\u00f9 sont mis en relation des faits tir\u00e9s de soci\u00e9t\u00e9s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. S\u00e9billot et Saintyves rompent toutefois avec la manie compilatoire de leurs contemporains. <strong>Lien <\/strong>: <a href=\"https:\/\/shs.hal.science\/halshs-00122408\/document\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/shs.hal.science\/halshs-00122408\/document<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral (1830-1914) et le F\u00e9librige. <\/strong>Fond\u00e9 en 1854, le F\u00e9librige vise \u00e0 rassembler des locuteurs des dialectes occitans dans le but de r\u00e9habiliter la langue d&rsquo;oc et sa litt\u00e9rature. Il publie \u00e0 cet effet un dictionnaire bilingue englobant l&rsquo;ensemble des vari\u00e9t\u00e9s d&rsquo;oc, Lou Tresor d\u00f3u Felibrige ou Dictionnaire proven\u00e7al-fran\u00e7ais (Le Tr\u00e9sor du F\u00e9librige). Publi\u00e9 en deux volumes, en 1878, celui-ci regroupe deux mille pages d\u2019informations lexicales, dialectales, grammaticales et ethnographiques. Mistral va aussi collecter et exposer dans un \u00ab\u00a0mus\u00e9e de po\u00e8te\u00a0\u00bb, prolongation de son \u0153uvre litt\u00e9raire, le mus\u00e9e Arlaten. Les mus\u00e9es d\u2019ethnographie apparaissent en France \u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle, au b\u00e9n\u00e9fice du mouvement g\u00e9n\u00e9ral de diversification des mus\u00e9es, jusqu\u2019alors principalement cantonn\u00e9s \u00e0 la diffusion des Beaux-arts depuis leur cr\u00e9ation pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise. Au plan national, les mus\u00e9es d\u2019ethnographie naissent dans un contexte de colonisation, afin d\u2019\u00e9tudier et de conserver les cultures exotiques. Dans le m\u00eame temps, en r\u00e9gion, des mus\u00e9es d\u2019ethnographie exposent en les valorisant les soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles rurales mises \u00e0 mal par la R\u00e9volution industrielle et l\u2019uniformisation engag\u00e9e par l\u2019\u00c9tat central. Le Museon Arlaten fut un des pionniers du genre.. <strong>Lien <\/strong>: <a href=\"https:\/\/www.museonarlaten.fr\/des-collections-riches-et-vivantes\/des-collections-pour-ecrire-un-poeme-en-objets\/aux-origines-des-collections-une-mobilisation-populaire\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.museonarlaten.fr\/des-collections-riches-et-vivantes\/des-collections-pour-ecrire-un-poeme-en-objets\/aux-origines-des-collections-une-mobilisation-populaire<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du folklore aux traditions populaires : Arnold Van Gennep (1873-1957) On fait g\u00e9n\u00e9ralement remonter l\u2019origine des \u00e9tudes folkloriques au 18\u00b0 si\u00e8cle, avec les pr\u00e9romantiques anglais&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/?page_id=5929\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Folklore<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":2948,"menu_order":5,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-5929","page","type-page","status-publish","hentry","entry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/5929","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5929"}],"version-history":[{"count":40,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/5929\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7849,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/5929\/revisions\/7849"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2948"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.italia.listephoenix.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5929"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}